Archives mensuelles: août 2015

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Découvrez le chateau de Glamis

Lors d’un voyage en Ecosse, la semaine dernière, j’ai découvert le château de Glamis : une assertion sans intérêt si je n’explique pas ce qu’est ce lieu ni comment je l’ai exploré. Je l’ai en effet tout d’abord découvert depuis la voie des airs, lors d’un vol en hélicoptère qui m’a permis de l’admirer sous toutes les coutures. Puis je suis allé l’explorer à pied, car le lieu méritait bien de l’être : il est après tout rien de moins que le décor de Macbeth et la demeure familiale de feue la reine-mère. Le château de Glamis fut en effet la demeure de famille d’Elizabeth Bowes-Lyon (feue la reine-mère, donc), où elle donna le jour à la princesse Margaret. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le lieu s’enorgueillit d’une riche collection d’histoires terrifiantes. C’est d’abord, comme je l’ai dit, le cadre de Macbeth, la tragédie de Shakespeare. Le vrai Macbeth était en effet comte de Glamis. Quant à la tache de sang qui macule le sol dans la chambre de Malcolm, elle serait due à Malcolm II, roi dont les chroniques relatent le meurtre à Glamis en 1034. L’hôte le plus célèbre du château est le monstre de Glamis, un enfant à l’aspect si terrifiant que sa famille le tenait enfermé dans un appartement. Celui-ci fut d’ailleurs muré après son trépas. On parle aussi d’une autre pièce condamnée : un seigneur de Glamis avait voulu y jouer aux cartes un dimanche, jour du Seigneur. Un étranger se présenta et proposa une partie. C’était, dit-on, le diable. Ce fut peut-être dans cette pièce que des membres de la branche locale des Ogilvy furent enfermés : ils y moururent de faim. Parmi les fantômes du lieu, on peut encore évoquer la Dame grise, qui hante la chapelle. Quant à la Dame blanche, il s‘agirait d‘une femme appartenant à la famille des maîtres du lieu, qui fut accusée de sorcellerie et brûlée vive au XVIe siècle. C’est sans doute en fin de compte l’un des édifices les plus sanglants et les plus hantés de cette planète ! Je n’y ai cependant vu aucun fantôme lors de ma visite. En fait, que ce soit depuis le cockpit de l’hélicoptère ou depuis le sol, est au contraire très agréable : avec ses tourelles et ses créneaux de grès rouge, le château a plutôt un air romantique, surtout quand on le découvre à la lumière dorée du soleil couchant ! Suivez le lien pour obtenir le contact de ce prestataire de baptême en hélicoptère.

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Un logement étudiant chez une personne âgée

Le logement intergénérationnel met en lien des étudiants qui cherchent une chambre pas trop chère et des personnes âgées qui ont besoin d’une présence la nuit à domicile. Vous n’avez pas envie de vivre seul mais la colocation ne vous tente pas ? Des associations proposent une chambre chez un senior en échange de quelques engagements. Un vrai partage gagnant-gagnant. Comme bien des étudiants, Philippe a démarré ses études loin de chez ses parents, à Bordeaux, une belle ville aux loyers élevés « Et je n’avais pas droit à la bourse du Crous », explique-t-il. L’étudiant en première année de médecine entend alors parler de l’association bordelaise « Vivre Avec », spécialiste du logement solidaire entre générations. Il présente un dossier, échange avec les membres de l’association, et emménage à la rentrée chez Monsieur G., veuf depuis peu : « Ma présence avait pour but de le rassurer la nuit comme le jour, de lui parler et le faire parler, et de partager régulièrement des moments de la journée comme les repas, témoigne-t-il sur le site de l’association Vivre Avec. En échange de quoi M. G. m’offrait un hébergement pour une somme, disons-le, dérisoire par rapport au marché de la location sur Bordeaux ». Né en Espagne, à Barcelone, durant la crise, le logement intergénérationnel a désormais conquis la France. Au départ, un constat : de plus en plus de personnes âgées souffrent de solitude. Faute d’une présence sécurisante à leurs côtés, parfois seulement la nuit, beaucoup doivent quitter à contre coeur leur domicile qui, par ailleurs, peut être assez spacieux. Côté étudiant, pas la peine de redire la pénurie de logements et la difficulté à trouver une chambre à un prix abordable. Des associations se sont donc créées pour organiser au mieux cet échange, dans l’esprit de l’économie du partage. L’une des premières, créée en 2004, est Le PariSolidaire (www.leparisolidaire.fr) Comme son nom l’indique, elle concerne la capitale, mais d’autres antennes du « parisolidaire » se sont créées dans de nombreuses villes de province : Lyon, Rennes, Lille, Montpellier, Nantes, Nancy…

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Les personnes âgées boivent trop d’alcool

Il n’y a pas que chez les jeunes, que l’alcool est un fléau. Il fait aussi des ravages chez les personnes âgées, qui boivent trop et trop souvent, selon une étude du British Medical Journal. Si les jeunes boivent trop d’alcool, comme l’ont montré de nombreuses études, les seniors ne sont pas en reste. Une étude publiée lundi dans le réputé British Medical Journal montre la surconsommation chez les plus de 65 ans. Un senior sur cinq concerné. Cette étude de grande ampleur réalisée auprès de 28.000 personnes âgées de 65 ans et plus et résidant dans le centre de Londres fait ressortir un constat accablant : un senior sur cinq boit de l’alcool de façon excessive. Les hommes consomment ainsi l’équivalent d’une bouteille de whisky par semaine, tandis que les femmes boivent l’équivalent de deux bouteilles de vin dans la même période, ce qui représente trois verres quotidiens pour les hommes, et deux pour les femmes. Soit la « consommation maximale à moindre risque » recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les femmes. « Les risques explosent » avec le vieillissement. Mais cette limite devrait toutefois être abaissée en vieillissant. Car pour l’organisme des personnes âgées, l’alcool est encore plus mauvais que pour un individu plus jeune. « Pour une même quantité d’alcool consommée, les effets vont être plus importants. D’abord sur le cerveau, qui est la première cible de l’alcool. Ce dernier a un facteur d’aggravation, ou d’apparition plus précoce de la maladie d’Alzheimer. Quand on rajoute à ça le fait que les personnes âgées ont souvent des maladies et prennent beaucoup de médicaments, les risques explosent », explique à Europe 1 Pascal Menecier, addictologue au centre hospitalier de Mâcon. Une surconsommation débutée tardivement. Cette étude réalisée par les chercheurs de l’université du King’s college de Londres révèle une information surprenante : dans un tiers des cas, la surconsommation alcoolique a commencé tardivement, après 60 ans, par exemple pour vaincre l’ennui, après la retraite, ou suite à la mort prématurée de sa moitié