Archives mensuelles: février 2017

Activités

Témoignage – vol en fouga

J’ai fait pas mal d’expériences inédites, j’en ai fait un paquet ces dernières années, mais aucune d’aussi démente que celle-là. Il y a quelques jours, en effet, j’ai découvert ce qu’on éprouvait dans le cockpit d’un avion de chasse. Ca s’est passé à Aix, et a été vraiment intense ! Au début, ça a commencé très doucement. Le jour J, je suis allé à l’aéroport où j’ai fait la connaissance de Eric, mon pilote et instructeur, qui m’a fait un briefing sur le plan de vol. Je suis ensuite allé aux vestiaires passer ma combinaison de vol, prendre mon casque-micro, et gagner le tarmac où m’attendait un appareil au design bizarre, le Fouga Magister. L’avion ne ressemblait pas vraiment à un avion de chasse, mais avait bien la fougue de ce dernier, comme j’allais m’en rendre compte par la suite ! Je me suis installé sur le siège arrière, et quelques minutes plus tard, on était parés à décoller. Comment vous expliquer ce qu’on ressent quand je me suis retrouvé face à la piste, prêt à décoller. Il y a à la fois de la frousse et de l’excitation. Un peu ce qu’on peut ressentir à bord d’un wagon de montagnes russes, quand il monte tout doucement avant de se lancer. On se demande brusquement ce qu’on fait ici. Pourtant, au début, il n’y a pas de quoi en faire des histoires. J’ai été presque déçu. Le décollage n’avait rien d’un départ sur les starting blocks. Mais ce n’était que le temps de rejoindre la zone acrobatique. Quelques minutes plus tard a commencé les acrobaties aériennes, c’est devenu véritablement dément. Quand on a pris le premier break, j’ai compris que ça allait être intensif. Direct 5G dans la face. Je pesais 6 fois mon poids normal ! Et ce n’était qu’une introduction. Les figures se sont enchaînées les unes après les autres, de manière infernale. Ca n’a duré longtemps, mais lorsqu’on a pris le chemin du retour, j’étais trempé de sueur. Au final, j’ai adoré ça ! Si j’en avais l’occasion, je recommencerais sans hésiter un seul instant. En tout cas, je ne suis pas près d’oublier ce vol en Fouga Magister.

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Au frais

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Senior à 45 ans

« Jusqu’à 35 ans, ça allait, j’arrivais à trouver des contrats sans problème, ou au moins de l’intérim. Mais après 40 ans, il y a eu comme une barrière, c’était comme si j’avais franchi une ligne invisible », se souvient Christelle Sausset, secrétaire de 48 ans et demandeuse d’emploi. Avec onze autres chômeurs, elle participait mi-décembre, au sein de son Pôle emploi à Orléans (Loiret), à un atelier radio, portant précisément sur le chômage des « seniors ». Les seniors, à Pôle emploi, ce sont les personnes de plus de 45 ans et qui sont « parmi les plus dures à caser », malgré des CV souvent riches de compétences et d’expériences. Des CV, Christelle jure en avoir envoyé « un gros tas ». Sans son âge. Avec toutes ses références, elle a obtenu un grand nombre d’entretiens d’embauche. Mais, au final, « c’était toujours non. Sans qu’on me dise vraiment pourquoi », soupire-t-elle. Sauf la fois où l’on a osé lui dire qu’on préférerait comme secrétaire « quelqu’un de plus agréable à regarder ». Alors la confiance en soi, dans ces moments-là, difficile de la garder. Surtout avec l’isolement dans lequel certains disent être peu à peu tombés, d’échec en échec. « Même les proches vous demandent : “Ah, t’as toujours rien trouvé ?” Et sous-entendu, ils veulent dire : “Est-ce que t’as vraiment bien cherché ?” » A Orléans, le 6 décembre 2016, des demandeures d’emploi « seniors » participent à un atelier de radio organisé par Pôle Emploi.Durant l’émission coordonnée par l’association C’est comme à la radio, d’autres seniors déclinent leur CV : « Je m’appelle Driss, j’ai 20 ans, plus 30 ans d’expérience », lance l’un d’eux. Driss Khabir, 50 ans donc, ancien vendeur chez Auchan, s’étonne de se voir déjà qualifié de « senior » : « Sérieux, senior après 45 ans, c’est fou ! Moi, si j’étais employeur et que je voyais un super CV, je ne me poserais pas la question, je prendrais la personne. Je pense que je peux apporter beaucoup à une boîte, apprendre les ficelles aux jeunes. En fait, les meilleurs, ce sont les seniors. »