Eaux usées : bâtir des infrastructures résilientes en Asie

Les catastrophes naturelles, dont 90 % sont liées à l’eau, sont de plus en plus fréquentes et intenses en raison des changements climatiques. Il convient de s’employer davantage à renforcer la résilience des infrastructures physiques d’évacuation des eaux usées, comme les conduits et les canalisations, ainsi que des systèmes de drainage permettant de capter les eaux de ruissellement lors des inondations et des tempêtes. Pendant les inondations, qui ont causé dans la région des dégâts estimés dans l’ensemble à 61 milliards de dollars américains en 2011, les effluents d’eaux usées se mélangent souvent aux eaux pluviales, déjà contaminées, ce qui entraîne de graves problèmes d’assainissement et augmente les risques de maladies d’origine hydrique. Lorsque les eaux de ruissellement urbain représentent une source importante d’inondations et de pollution, comme c’est le cas dans la plupart des villes de la région, il est absolument nécessaire de procéder à des aménagements urbains novateurs, prévoyant notamment des infrastructures hydrauliques capables de résister aux aléas climatiques et basées sur des systèmes de collecte et de récupération d’eau dûment décentralisés. De nombreuses possibilités s’offrent aux collectivités pour intégrer aux projets de construction, nouveaux ou existants, des dispositifs d’atténuation des risques permettant de remédier à ces problèmes. Il peut s’agir, entre autres, de : toitures végétales, comme à Hong Kong, en Chine ; d’espaces verts réhabilités, de zones humides et de bassins de stabilisation des eaux usées, à Calcutta (zone humide mi-naturelle, mi-artificielle) ; de bâtiments économes en eau, en République de Corée ; de l’agriculture verticale, qui permet de produire de grandes quantités de plantes et de légumes dans des bâtiments à plusieurs étages en Australie, en Chine, au Japon et en Nouvelle-Zélande  ; de systèmes de captage des eaux de pluie, à Kiribati ; ou encore de ceintures de mangrove au Sri Lanka, en Thaïlande et dans les États insulaires du Pacifique. D’après une étude, les toitures végétales peuvent retenir entre 60 et 100 % des eaux de pluie qu’elles recueillent, selon la profondeur du substrat ainsi que la quantité et l’intensité des précipitations.

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