Intérêts personnels et généraux

Ceux qui me fréquentent le savent : dans l’ensemble, je plaide un ardent défenseur du libre marché. Néanmoins, je ne le défends pas aveuglément. Dernièrement, par exemple, ma direction m’a allé à Londres pour y suivre un colloque à Paris lors duquel j’ai pu voir comment certains le plaidaient jusqu’à l’absurde. Parce que le libre marché dévoile d’après moi ses limites dès lors qu’on se penche sur ce qu’on appelle la tragédie des biens communs. De fait, quand une industrie polluante tient ses comptes, il ne tient compte que de ses rendements et montants. Chaque industriel néglige néanmoins de prendre en compte les coûts qu’il procure aux autres pêcheurs : le coût, notamment, de la pollution des ressources. Un problème non négligeable, car le coût concret pour la communauté est de fait supérieur aux coûts supportés par chaque industriel. Quand chaque pêcheur s’intéresse uniquement à ses coûts individuels, il néglige le coût réel d’un point de vue structurel. En résulte que la pollution excède le niveau socialement tolérable, parce que les fabricants se bornent à considérer leurs propres intérêts, quitte à fouler au pied ceux de la société. Au final, la somme de tous les choix individuels n’aboutit pas à un résultat optimal. C’est là, à mon sens, que le libre marché doit être discipliné, et où une intervention des autorités est souhaitable. Car livrés à eux-mêmes, les entreprises individuelles, les clients, voire des pays tout entiers, ne sont pas capables d’internaliser les implications de leurs décisions sur la planète. Il est donc impératif de faire en sorte que chaque acteur du libre marché doit doncà tout prix être sensibilisé aux coûts à l’échelle de la société. Pour terminer, je souhaiterais revenir sur ce séminaire qui m’a permis de découvrir Nantes. Mon entreprise a opté pour une nouvelle agence pour organiser celui-ci, et tout le monde s’en est réjoui. Je vous mets en lien le site de l’agence, pour ceux que ça intéresse.

Les commentaires sont fermés.