Toulouse rend hommage à ses victimes du terrorisme

Cinq ans après les attentats perpétrés par Mohamed Merah, des cérémonies se sont tenues dans la Ville Rose pour se souvenir des sept vies fauchées, dont trois enfants juifs, par le «tueur au scooter». L’émotion était sur tous les visages ce dimanche matin, dans la cour de l’école juive Ohr Torah (ex-Ozar Hatorah), à Toulouse. Près d’un millier de personnes se sont réunies pour se recueillir en présence du ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, de la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, ou encore du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc. Si ce dernier n’a pas pris la parole, Bruno Le Roux a tenu à rendre hommage à Myriam Monsonego, Jonathan, Gabriel et Arieh Sandler, assassinés par Mohamed Merah sur ces mêmes lieux le 19 mars 2012. «Aujourd’hui, cinq ans après, la douleur et l’effroi demeurent en nous. Ils n’ont pas disparu, ils ne se sont pas apaisés avec le temps. Cinq ans après la tragédie, il est impossible d’oublier», a-t-il assuré. «Quand un juif est pris pour cible, chacun doit craindre pour sa vie. L’antisémitisme n’est pas un problème juif: il est notre problème à tous. La haine des juifs et la haine de la France, c’est toujours la même haine.» Dans son discours, le ministre de l’Intérieur n’a jamais voulu prononcer le nom de l’auteur de ces actes à la demande de la communauté juive. Les larmes aux yeux, Franck Touboul, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Midi Pyrénées avait demandé au ministre de «priver de noms ceux qui nous ont privés de vie.». «Jamais, jamais il n’y aura de refuge sur le sol national pour les terroristes qui s’en prennent à nos enfants, à nos proches, à nos amis, à nos policiers et à nos soldats. Jusqu’au dernier, nous les traquerons. Jusqu’au dernier, nous les jugerons», a répondu Bruno Le Roux.

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